MAGDALENA LAMRI

Après avoir étudié les techniques anciennes et contemporaines de la fresque à l’ENSAA- MA Olivier de Serre de Paris, l’artiste plasticienne Magdalena Lamri, née en 1985, établit son atelier à Montreuil.

C’est à la frontière du rêve et de la réalité que le travail de Magdalena Lamri s’ancre. Teinté de mélancolie et d’onirisme, son travail joue avec les paradoxes et les dualités ( ombre/lumière, rêve/réalité … )

Il lève le voile sur nos peurs contemporaines, nos espoirs aussi et livre un monde singu- lier, sublimé, duquel l’humain souvent s’absente.

Au moyen du fusain, Magdalena Lamri bâtit des forêts, des cabanes, des espaces imagi- naires…tout autant de refuges propices au rêve et à la poésie.

 

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Interview par Jean-Paul Gavard-Perret

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L’idée de rejoindre mon atelier.

Que sont deve­nus vos rêves d’enfant ?
Ils sont intacts. Je suis tou­jours une enfant.

A quoi avez-vous renoncé ?
J’ai renoncé à renon­cer depuis bien longtemps …

D’où venez-vous ?
D’où je viens ?
… L’essentiel est plu­tôt où je vais.

Qu’avez-vous reçu en dot ?
De l’ironie. 

Qu’avez vous dû “pla­quer” pour votre tra­vail ?
Mon tra­vail est ma vie. Je dors pein­ture, je mange pein­ture … J’ai
cer­tai­ne­ment dû aban­don­ner cer­taines choses, elles ne devaient pas être essen­tielles car je ne m’en sou­viens plus.

Un petit plai­sir — quo­ti­dien ou non ?
Une coupe de cham­pagne … ou deux. Qu’est-ce qui vous dis­tingue des autres artistes ? Je crois être très sin­cè­re­ment comme tous les autres artistes… En per­pé­tuelle remise en ques­tion, pas­sion­née, ani­mée
irra­tion­nel­le­ment par le besoin de créer.

Quelle fut l’image pre­mière qui esthé­ti­que­ment vous inter­pela ?
J’ai été bou­le­ver­sée par le retable d’Issenheim et son incroyable modernité !

Et votre pre­mière lec­ture ?
La pre­mière qui m’a mar­quée c’est « Alice au Pays des Mer­veilles » de Lewis Caroll et qui me pour­suit depuis mon enfance.

Com­ment pourriez-vous défi­nir votre tra­vail sur la re-présentation de la femme ?
La femme dans mon tra­vail est com­plexe et ambi­va­lente. Elle allie tous les para­doxes. Elle tente de sub­sis­ter dans un monde contem­po­rain en déclin et de redé­fi­nir ses dif­fé­rents posi­tion­ne­ments de mère, de maî­tresse, d’épouse, d’individu… 

Quelles musiques écoutez-vous ?
J’écoute beau­coup de Jazz ( Col­trane, Fitz­ge­rald … ), pas mal de vieux rock des années 60–70 mais en ce moment c’est Agnès Obel et Soley qui résonnent conti­nuel­le­ment à l’atelier.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Il y en a plu­sieurs… J’aime replon­ger assez régu­liè­re­ment dans l’univers de Fitz­ge­rald, de H.G. Wells ou d’ André Breton …

Quel film vous fait pleu­rer ?
A peu près tous je crois, je suis une extra-sensible … Le der­nier en date « Ala­bama Mon­roe » de Felix Van Groe­nin­gen, un véri­table chef d’oeuvre !

Quand vous vous regar­dez dans un miroir qui voyez-vous ?
L’une des “Mag­da­lena” que je suis.

A qui n’avez-vous jamais osé écrire ?
Je n’ai jamais osé écrire aux per­sonnes que j’admire.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Big Sur en Californie …

Quels sont les artistes dont vous vous sen­tez le plus proche ?
Je suis plus que sen­sible et admi­ra­tive du tra­vail d’Adrian Ghe­nie, de Jus­tin Mor­ti­mer, de Fabien Mérelle ou encore de Julien Salaud.…Je me sens très proche de leurs uni­vers res­pec­tifs.
Je devrais peut-être leur écrire, non ?

Qu’aimeriez-vous rece­voir pour votre anni­ver­saire ?
Un vio­lon­celle, un rêve d’enfant.

Que défendez-vous ?
Le droit de rêver. Que vous ins­pire la phrase de Lacan : “L’Amour c’est don­ner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas”? Une ter­rible et exquise réalité.

Que pensez-vous de celle de W. Allen : “La réponse est oui mais quelle était la ques­tion ?”
Dans le doute, j’aurais dit “non”.

Quelle ques­tion ai-je oublié de vous poser ?
Vous auriez pu me deman­der si je suis plu­tôt viande ou pois­son. Mais j’avoue que je ne vous aurais pas répondu, cette ques­tion étant trop personnelle …

  • 2017

Encore, la Peinture, Galerie Federico Rui, Milan

  • 2016

Solo Show, Chantiers ArtHouse , Bruxelles

Solo Show, Galerie Detais, Paris

Solo Show, ChantiersArtHouse , Brussels

Solo Show, Herr Beinlich, Bielefeld

  • 2014

NEW ORDER, Les Infirmières Galerie, Paris

  • 2013

Paper Act, Les Infirmières Galerie, Paris

  • 2012

Désa/corps, Galerie Le Chapon Rouge, Paris

Il était une fois, L’Usine, Les Lilas

  • 2016

Painting, Musée de Bassano del Grappa

La Vie de château, Galerie Detais, Paris

SetUp Art Fair, Galerie Federico Rui, Bologne

ST-ART, Galerie No Smoking, Strasbourg

  • 2015

Fragilité, Galerie Guido Romero Pierini, Paris

Soirées dessinées, Galerie Talmart, Paris

  • 2014

DRAWINGS, ProArt Gallery, Dubai

1914-18 VS 2014-18, CHABRAM2, Touzac

Muses, Rofaida Zaid Gallery, Dubai

Oh my God, Les Infirmières Galerie, Paris

OFFLINE, Cité de la Mode et du Design, Paris

  • 2013

Art’O Clock Art Fair, La Défense

Corpe Diem, Centre d’Art de Touzac

Passenger, La Compagnie des Mondes, Paris

Women Act, La Vie de Bureau, Montreuil