AURÉLIE QUENTIN

Artiste réunionnaise d’origine Italo–Russe, Aurélie Quentin naît en 1984 et grandit sur l’île de la Réunion, terre de brassage culturel. Architecte de formation, elle choisit très vite la peinture comme mode d’expression de sa créativité. Elle s’adonne au portrait figuratif au travers de grands formats, peints à l’huile, présentant une jeunesse rebelle, métissée, dans un décor urbain souvent exotique. 



Un Contexte Tropical et Décalé 

A la Réunion, son œuvre picturale, est nourrie par le kaléidoscope des couleurs tropicales, la brutalité de la lumière mais aussi l’étonnante légèreté qui s’en dégage. Les personnages de la jeune peintre évoluent dans des scènes de la vie de tous les jours, des moments simples, qu’elle magnifie sur la toile. 

Une certaine incongruité se dégage d’une attitude, d’un détail, sorte de pied de nez à une uniformisation d’un bon goût aseptisé. 



Une Jeunesse Irrévérencieuse

Dans le choix de ses personnages, l’artiste met en valeur le métissage qui, pour elle, est l’exacerbation de la beauté humaine. Une évidence omniprésente à la Réunion.

Ses sujets se savent observés, un dialogue s’engage alors avec le spectateur. 

Ils ont dans l’attitude, une pointe de dédain, une certaine irrévérence qui suggère une plénitude de l’instant sans se préoccuper du qu’en dira-t-on. La nonchalance d’une pose pourrait être interprétée comme provocatrice ou aguicheuse. Il n’en est rien. Seul le confort de l’instant compte, n’en déplaise au dictat d’une bienséance archaïque et dévoyée.



L’Art de l’Oisiveté

Dans leurs expressions, ses personnages s’approprient un Art de ne Rien Faire. Une oisiveté devenue tabou qui pourtant suscite l’éloge des philosophes depuis l’antiquité. 

Sur ses tableaux, l’artiste, comme une allégorie d’un “lézardage” assumé, peint l’irrévérence d’une jeunesse qui revendique le plaisir simple de l’instant présent, d’un temps suspendu.

Elle parvient à faire ressentir au spectateur cet “état d’être” qui redonne à l’oisiveté ses lettres de noblesses. Le temps de l’inactivité est celui qui rend possible l’activité, d’inventer, de créer, de rêver, bref de nous soustraire réellement aux injonctions d’un dogme sociétal productiviste.

En contemplant les œuvres d’Aurélie Quentin, l’occasion nous est offerte de questionner un
“droit à la paresse”, un droit à la légèreté et au temps perdu.

2021 : Graepheme, Paris, France

2020 : Kahn Gallery, exposition virtuelle

2019 : Fondation OFI-AM, Paris, France

2018 : Galerie Des Lumières et des Ailes, chez Barnes International, Paris, France

2017 : Le Vapiano, Réunion, France

2016 : Le Lux hotel, Réunion, France

2022 : Hotel de la Région Réunion

2022 : Galerie Goldshteyn Saatort , exposition Pop Corn Time

2021 : Galerie Goldshteyn Saatort , exposition Cyberpunk

2021 : Galerie Ange Monnoyeur, rue Saint Claude, Paris, France

2019 : Galerie Filleul, Charleroi, Belgique

2019 : Galerie Ange Monnoyeur, rue Saint Claude, Paris, France

2019 : Musée Stella Matutina, Galerie Opus, Réunion, France

2019 : Affordable Art Fair, Galerie Opus, Bruxelles, Belgique

2018 : Galerie 21, Tours, France

2018 : Espace saint-gillois, Réunion, France 

2017 : Galerie Des Lumières et des Ailes, Avenue Kléber, Paris, France

2017 : Villa de la Région, Réunion, France